Foire aux questions

  1. Faut-il obligatoirement s'engager sous une identité déclarée ?
  2. Peut-on par la suite récupérer son identité réelle ?
  3. De quels documents doit être porteur un candidat au recrutement ?
  4. Inversement, un légionnaire étranger peut-il devenir français ?
  5. Le règlement de la Légion étrangère est-il beaucoup plus dur que dans l'Armée française ?
  6. Quelles sont les contraintes spécifiques à ce corps d'élite ?
  7. Pendant ses permissions, un légionnaire peut-il se rendre à l'étranger ?
  8. Existe t-il des structures d'accueil pour les légionnaires qui souhaitent passer leurs vacances en France métropolitaine ?
  9. Peut-on s'engager à la Légion étrangère sans jamais avoir été militaire auparavant ?
  10. Un français peut-il s'engager à la Légion étrangère ?





  1. Faut-il obligatoirement s'engager sous une identité déclarée ?
  2. Non, à partir du 20 septembre 2010, les candidats sont engagés sous leur identité réelle sauf ceux qui expriment explicitement le souhait de s’engager sous identité déclarée. A l’issue du passage en commission de sélection, les candidats retenus se verront confirmer leur engagement sous identité réelle ou sous identité déclarée.






  3. Peut-on par la suite récupérer son identité réelle ?
  4. Oui, la procédure dite de régularisation de situation militaire (RSM) permet au légionnaire qui le désire de servir rapidement sous sa véritable identité. Cette régularisation peut être demandée au bout d'un an de service, et obtenue pour ceux qui n'ont pas de problèmes particuliers.






  5. De quels documents doit être porteur un candidat au recrutement ?
  6. La présentation de toutes pièces d’identité (en cours de validité) produites par l’Etat d’appartenance du candidat est demandée de façon à faciliter le processus de sélection et de recrutement (carte d’identité, passeport, permis de conduire, diplômes d’état …).
    Dans tous les cas, un acte ou extrait d’acte de naissance avec filiation sera requis avant la fin de la première année de contrat.






  7. Inversement, un légionnaire étranger peut-il devenir français ?
  8. Oui, un légionnaire étranger peut demander la naturalisation française au bout de trois ans de service. Celle-ci est généralement accordée, sous réserve de n'avoir eu aucun problème avec la justice et d'avoir prouvé sa volonté d'intégration à la nation française. Le légionnaire qui ne souhaite pas opter pour la nationalité française peut conserver son statut étranger et peut tout autant rester en France à l'issue de son contrat, des lors qu'il est en possession d'une carte de résident. Par ailleurs, le légionnaire blessé en opération peut acquérir, de droit, la nationalité française.






  9. Le règlement de la Légion étrangère est-il beaucoup plus dur que dans l'Armée française ?
  10. Non, le règlement de discipline générale en vigueur au sein des unités de la Légion étrangère est strictement le même que celui de l'Armée de terre française et seul le statut du personnel servant dans la Légion étrangère est différent. Toutefois, si le règlement de discipline général est identique à celui de l'Armée de terre française, il est également vrai que son long et glorieux passé, son expérience opérationnelle mais aussi et surtout le niveau d'excellence qui caractérisent la Légion étrangère d'aujourd'hui imposent à ceux qui rejoignent ses rangs un certain nombre d'obligations.






  11. Quelles sont les contraintes spécifiques à ce corps d'élite ?
  12. Port de la tenue civile : si tout légionnaire - quelle que soit son ancienneté de service au sein de la Légion - est autorisé à porter la tenue civile en dehors des limites de sa garnison d'appartenance, un légionnaire ne totalisant pas encore cinq années de service devra revêtir l'uniforme à l'intérieur de ces mêmes limites de garnison.

    Achat d'un véhicule à moteur : outre la détention autorisée d'un permis de conduire civil validé correspondant à la catégorie du véhicule concernée, un légionnaire souhaitant se porter acquéreur d'un véhicule à moteur devra avoir accompli au moins cinq années de service et être “régularisé de situation militaire” ( voir réponse à la question numéro 2 ).

    Mariage : un légionnaire ne sera autorisé à se marier qu'après s'être mis en règle avec les conditions suivantes :

    • servir sous sa véritable identité ( et donc être régularisé de situation militaire )
    • avoir obtenu l'autorisation du commandement





  13. Pendant ses permissions, un légionnaire peut-il se rendre à l'étranger ?
  14. Oui, sous certaines conditions. Pour être autorisé à se rendre à l'étranger, soit dans son pays d'origine soit dans un pays tiers, un légionnaire devra avant toute chose posséder une pièce d'identité de son pays d'origine, servir sous son identité de naissance et donc avoir été “régularisé de situation militaire” (voir réponse à la question numéro 2) Il lui faudra enfin obtenir l'autorisation du commandement. Certaines destinations sensibles sont toutefois soumises à des restrictions “de précaution”.






  15. Existe t-il des structures d'accueil pour les légionnaires qui souhaitent passer leurs vacances en France métropolitaine ?
  16. Le légionnaire qui à contrario ne souhaite pas se rendre à l'étranger peut bien évidemment passer ses permissions en France. Des structures telles que le centre des permissionnaires de la Légion étrangère de la Malmousque, situé à Marseille et le Centre d'hébergement et d'accueil de la Légion étrangère (le C.H.A.L.E 30km à l'Est de Marseille) permettent d'accueillir ces légionnaires permissionnaires dans des conditions de confort remarquables.






  17. Peut-on s'engager à la Légion étrangère sans jamais avoir été militaire auparavant ?
  18. Même si un certain nombre de légionnaires sont effectivement d'anciens militaires, beaucoup d'engagés volontaires qui rejoignent les rangs de la Légion étrangère n'ont jamais servi dans l'armée de leur pays d'origine et cela ne constitue pas une entrave pour le recrutement.




  19. Un français peut-il s'engager à la Légion étrangère ?
  20. Oui , selon les besoins de la légion ou les souhaits du candidat, il pourra être engagé avec sa véritable identité ou sous identité déclarée.